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Du sang neuf pour revamper les statistiques au Tchad

MireilleDénémadji Ngarkodji, Dehainsala Douswe et Koïna Alaïna ont tous les trois reçu une bourse pour terminer leurs études.

NDJAMENA, le 2 mai 2019―Au Tchad, le profil d’ingénieur statisticien économiste ne court pas les rues. Et pourtant c’est avec fierté, que Mireille Dénémadji Ngarkodji exerce aujourd’hui en tant que cadre au service des comptes nationaux, à l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED). Elle est l’unique femme dans cette discipline, une réalité qu’elle cherche à corriger.

Agée de 26 ans et nouvellement diplômée de l’Institut sous régional de statistique et d’économie appliquée (ISSEA) de Yaoundé (Cameroun), la jeune cadre tchadienne a eu la chance de bénéficier du Projet de Développement de la Statistique au Tchad (PDST), un fait qui a chamboulé sa vie. Pour le meilleur.

« J’étudiais à l’ISSEA dans des conditions difficiles avec l’assistance de mes parents ; j’ai vu des camarades exclus de l’école parce qu’ils ne pouvaient pas tenir sans la bourse », se souvient-elle. Jusqu’au jour où un évènement inattendu l’a sortie de cette galère.  « On m’a annoncé que je faisais désormais partie des bénéficiaires d’une bourse de la Banque mondiale », témoigne-t-elle avec émotion.

C’est avec fierté, que Mireille Dénémadji Ngarkodji exerce aujourd’hui en tant que première femme cadre au service des comptes nationaux, à l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED).

L’un des objectifs du projet financé par la Banque mondiale vise en effet à investir dans les ressources humaines et notamment à aider les étudiants tchadiens qualifiés à réussir les examens d'entrée (via l’octroi de cours particuliers) aux trois écoles de statistiques régionales et, par la suite à fournir des bourses aux candidats retenus. Quelque 30 bourses d’étude ont ainsi été programmées depuis le début du projet. Ces bourses couvrent l’inscription ; les allocations de subsistance, de transport et de logement ; les livres et fournitures (y compris un ordinateur) l’assurance et les frais de stage. Le coût est estimé à 3 800 000 FCFA par an à l’ISSEA, soit environ 6 200 dollars par étudiant et par an.

Assise à son bureau devant une pile de fiches d’enquête fraîchement collectées, Mireille, la jeune statisticienne, peut enfin pousser un ouf de soulagement : « La bourse a eu un effet positif sur mes études car mon objectif était de fuir la misère et d’aller chercher un boulot ».

 À son nouveau poste, Mireille s’occupe des déclarations statistiques et fiscales de la branche agriculture, et réalise des enquêtes sur les structures de production des entreprises, ainsi que sur l’extraction de l’or, du gravier et du natron. La jeune femme tient à « encourager les étudiantes tchadiennes à s’intéresser aux statistiques qui ne sont pas seulement réservées aux hommes ». Une dimension que le projet financé par la Banque mondiale prend en compte.

Pour Nour Goukouni , directeur général de l’INSEED « c’est toute l’économie du Tchad qui sera transformée et crédibilisée dans les quatre années à venir grâce à l’actualisation des données sur son PIB. »

Le projet intègre en effet des activités destinées à encourager une meilleure représentation des femmes au service national de la statistique. Les programmes de préparation réservent des places aux femmes afin d’encourager un plus grand nombre d’étudiantes qualifiées à postuler. Les candidates qui réussissent l’examen d’entrée ont également un accès prioritaire au programme de bourses d’études.

 Quant aux collègues masculins de Mireille, ils sont tout aussi enthousiastes qu’elle. « Nous sommes une promotion de statisticiens tchadiens bénie de Dieu parce que grâce à ce projet nous avons eu la chance d’obtenir un emploi, dès la fin de nos études », explique Dehainsala Douswe, cadre au service de conjoncture et de prévisions macroéconomiques.

Même enthousiasme chez Koïna Alaïna, statisticien économiste issu de la même promotion et du même service : « À travers l’amélioration des outils de travail, le projet a hissé les statistiques du Tchad au niveau des standards régionaux. » Sur place à l’INSEED, Nour Goukouni Nour, le directeur général, est formel : « Non seulement le projet a aidé à injecter du sang neuf parmi le personnel à travers le recrutement de quinze jeunes statisticiens compétents et dynamiques, mais il nous a aussi permis de réactualiser les comptes nationaux qui n’avaient pas été mis à jour depuis 2005. » Ce faisant, soutient le directeur général, « c’est toute l’économie du Tchad qui sera transformée et crédibilisée dans les quatre années à venir grâce à l’actualisation des données sur son PIB. »

L’une des plus grandes réalisations du projet demeure aussi l’enquête sur la consommation des ménages et le secteur informel au Tchad (ECOSIT4), lancée sept ans après la dernière enquête qui datait de 2011. Elle a la particularité d’intégrer pour la première fois les réfugiés dans une enquête nationale et permettra de mesurer le bien être des réfugiés par rapport aux communautés hôtes et à la population tchadienne en générale.

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